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Le piège machiavélique des ETF inverses ou à

 

    levier

 

 

ETF inverses ou à levier: attention !!!!
Le bureau d’autorégulation des courtiers américains, le Financial Industry Regulatory Authority 
(Finra), s’est finalement décidé, le mois dernier, à intervenir dans la polémique sur les fonds 
indiciels cotés (ETF) «inverses» («short» en anglais) ou intégrant un levier de financement 
(«leveraged»). Ces produits ne sont pas appropriés pour des investisseurs individuels qui comptent 
les conserver plus d’une séance….
PLUS DE DETAILS EN SUIVANT :
Ils ne devraient être utilisés que pour des investisseurs expérimentés pour du négoce au jour le jour. 
Qui veut les utiliser pour des opérations à long terme, pour profiter de baisses ou pour protéger un 
portefeuille, le fait à ses risques et périls, prévient le Finra.
Les ETF inverses permettent à l’investisseur de simuler des positions à découvert, c’est-à-dire de 
capitaliser sur une baisse. Les produits à levier amplifient les mouvements d’un indice, 
généralement d’un facteur 2 ou 3: une hausse de 10% de l’indice doit faire progresser l’ETF de 
20%. Certains produits combinent des deux. En théorie.
Le Finra donne quelques exemples de situations où ces produits n’ont pas tenu leurs promesses. Du 
1er décembre 2008 au 30 avril 2009, le Dow Jones U.S. Oil & Gas a progressé de 2%, tandis qu’un 
ETF devant produire deux fois la performance de cet indice a chuté de 6%. Quant à l’ETF censé 
offrir deux fois la performance inversée, il a chuté de 26%, un peu plus que la baisse de 4% qui 
aurait été attendue.
Deux autres produits adossés au Russell 1000 Financial Services sont dans une situation similaire. 
Durant la période sous revue, l’indice a progressé de 8%, tandis que des ETF supposés offrir trois 
fois cette performance, dans le même sens et inversée, ont chuté de respectivement 30% et 90%.
Produits européens aussi
Ces cas extrêmes concernent des produits américains. Cependant un examen d’ETF européens de la 
même nature montre des divergences importantes entre l’évolution de leurs cours et la performance 
théorique qu’ils devraient afficher en fonction de celle de leur indice sous-jacent. Ainsi, du 1er 
décembre au 30 avril également, le Lyxor short CAC 40, un ETF de Société Générale supposé 
délivrer là une performance inverse de celle de l’indice principal de la bourse de Paris a chuté de 
7,4%, alors que l’indice a progressé de 2,6%. Chez x-trackers, une filiale de Deutsche Bank, le 
produit promettant une performance inverse des valeurs banquaires du Dow Jones Stoxx 600 a 
chuté de 21,9%, tandis que le sous-indice sectoriel a progressé de 7,2%.
Une étude publiée ce printemps par Barclays Global Investors (BGI), qui ne propose, sous la 
marque iShares que des ETF traditionnels, relève que les produits inverses et à levier sont souvent 
mal compris. L’implémentation de ces stratégies implique un rebalancement quotidien du 
portefeuille et des coûts de transaction qui vont faire diverger l’ETF de sa performance théorique.
Plus le temps de détention est long et plus la volatilité est élevée, plus la différence peut être 
importante. Dans certains cas, les sociétés de gestion d’actifs ont créé des indices personnalisés, 
intégrant ces coûts et permettant de les dissimuler aux investisseurs, relève BGI.
Source : le temps
Remarque : Pour parer à l’inconvénient et aux déconvenues suite à l’utilisation d’ETF reverse 
préférez par exemple des fonds indiciels du  type Elan indice bear  qui reproduisent  de manière 
plus fidèle par exemple dans le cas  du fond Elan  les fluctuations inversées du CAC 40….


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