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C.Terrier 

28/11/2007 

1/10 

 

 

Communication  

 

  
Auteur : C. Terrier 

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http://www.cterrier.com

  

Utilisation Reproduction interdite sans autorisation de l’auteur 

 
 
 

32 - 

L’ANALYSE TRANSACTIONNELLE 

 
 
L’analyse  transactionnelle  a  été  créée  par  Eric  BERNE  à  la  fin  des  années  50.  Médecin 
psychiatre  américain,  il  a  mis  au  point  une  approche  pragmatique  et  simple  des  rapports 
humains expliquée est vulgarisée dans 2 ouvrages de référence : 

(Des jeux et des hommes, 

1966 ; Que dites- vous après avoir dit bonjour ? 1977)

 

 
L’AT  a  connu  un  succès  important  auprès  du  public,  avant  d’être  reconnue  par  les 
professionnels. Aujourd

’hui cette approche comportementaliste des relations humaines est 

très utilisée pour étudier les relations dans les organisations, les entreprises, l’éducation. 
 

 

L’AT repose sur trois concepts : 

Nous  abritons  simultanément  trois  personnages  en  nous  :  un  parent,  un  enfant  un  adulte  et  selon  les 
situations, les personnes rencontrées, nous adoptons tel ou tel personnage, 

Certains comportements sont répétitifs et donnent naîssance à des jeux, 

Nous  avons  tous  en  nous  un  plan  de  vie  que  nous  nous  sommes  défini  très  jeune  et  dont  le  déroulement 
donne naissance à un scénario de vie

 
http://wiki.crao.net/index.php/EricBerne 
http://www.freewarriors.org/at1.htm 

 

321 - 

LE PARENTS, L’ENFANT, L’ADULTE 

 

3211 - Les différents états du moi : P, A, E 

 

 
De la naissance à l’age adulte l’être grandit et passe par 
des états différents. Eric BERNE a montré 

que l’individu 

ne  dépasse  pas  les  différents  états  par  lesquels  il  est 
passé, mais qu’il les intègre. Aussi à l’âge adulte y a-t-il 
cœxistence  en  nous  de  tous  ces  états.  Les  états  sont 
les suivants : 
 
 
 
 

Enfant libre ou naturel (EL) - Ressenti 

 

C’est le premier état, l’enfant exprime sans réserve son ressenti, ses désirs, besoins, émotions, peurs, craintes, 
plaisirs, colères, souffrances. Les réactions observables sont immédiates et spontanées. 

Il n’a pas d’interdit ni de 

limite, ce sont des réactions brutes et libres. 
Exemple : j

’ai faim je pleure, j’ai envie de bonbons, je me serre 

 
Chez  l’adulte,  l’enfant  libre  est  repérable  lorsque  la  personne  exprime  sans  détours  ses  émotions  (saut, 
embrassades, éclats de rire, cris de terreur, pleurs...) 
 
Dans l' Enfant Naturel se trouve la source de nos émotions les plus authentiques. Nous sommes dans notre Enfant 
Naturel  lorsque  nous  pleurons  à  gros  sanglots  ou  lorsque  nous  rions  aux  éclats. Il  est  assez  rare  de  voir  des 
personnes adultes dans leur Enfant Naturel car la société en perçoit surtout les aspects négatifs (les émotions ne 
doivent  pas  venir  gêner  le  bon  fonctionnement  de  l'adulte  ni  les  désirs  instinctifs  contrecarrer  les  instructions  du 
Parent). 
 

   

Le Parent est la partie du "moi" qui s'est constitué 
dans l'enfance sous l'influence du modèle parental 
et de l'entourage. 

 

L'Adulte est le dernier état du "moi" qui se 
développe. C'est lui qui observe, comprend, agit 
décide, analyse... 

 

L'Enfant 

est le premier état du moi qui s’est 

constitué après la naissance il exprime sans 
réserve l’affectivité, les besoins, les sensations, les 
émotions de la personne. 

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C.Terrier 

28/11/2007 

2/10 

 

L'Enfant  Libre  est  aussi  appelé  l'Enfant  spontané,  il  se  caractérise  par  un  comportement  immédiat  dans 
l'expression des sentiments. Nous sommes dans le monde de l'émotion, l

a peur, la colère, la joie, le désir… 

Dans  son  versant  positif  l'  Enfant  Libre  est  gai,  séduisant,  attachant,  naturel,  dans  son  versant  négatif  il  devient 
avide, orguei

lleux, égoïste, blessant… 

 
 
Très tôt l'enfant apprend à s'adapter aux diverses demandes et comportements de ses parents. Suivant les cas il 
s'y  adapte  de  2  façons,  soit  en  s'y  soumettant  pour  "  avoir  la  paix  ".  C'est  l'  Enfant  Adapté  Soumis. Soit  en  se 
rebellant

, c’est l’enfant adapté rebel. 

 

 
- Enfant Adapté Soumis (EAS) 

 

Face  aux  réactions  des  parents,  l’enfant  apprend  à  se  contrôler,  il  se  sociabilise.  Les  réactions  ne  sont  plus 
naturelles

, mais réfléchies. L’enfant s’adapte au milieu ambiant et aux exigences des parents, ce qui le conduit a 

éprouver des sentiments nouveaux : culpabilité, honte, jalousie, malaise, frustration, fierté qui viennent compliquer 
ses réactions.  
 
L’enfant devient un être à part entière, avec son début de personnalité maladroite. 
 
Exemple 

: j’ai faim je demande à manger, j’ai envie de bonbons, je demande si je peux me servir. 

 
Les  attitudes  et  comportements  se  font  de  façon  intuitive  par  une  réflexion  bouillonante, 

résultat  de  ce  que  l’on 

appel  petit  professeur  ou  (Enfant  créateur).  Il  pressent  la  meilleure  conduite  à  adopter,  sans  être  totalement 
soumis. Les actes influencés 

par l’émotion sont parfois aberrants. Il essaye de se conformer à ce qu’il pense être la 

meilleure  solution.  Il  est  dans  le  monde  de  l'imagination,  de  l'inve

ntion, de l’intuition. Dans son versant négatif sa 

capacité  à  créer  l'adhésion  autour  de  ses  thèses  peut  le  conduire  à  des  excès  préjudiciables  aux  buts  de 
l'organisation dans laquelle il évolue. 
 
Les attitudes adoptées durant cette période sont importantes car il ne les perdra pas toutes en grandissant. Chaque 
fois  que  la  personne  a  affaire  à  des  personnes  d’autorité  (identifiés  aux  parents),  elle  a  tendance  à  réagir  de  la 
même 

façon  qu’au  cours  de  l’enfance.  L'EAS  acquiescera  aux  propos  d'un  supérieur,  sans  même  y  croire,  se 

forcera à être poli et souriant, par crainte des conséquences, alors qu'il aurait envie de s'emporter,.  
 
Exemple : 

Lorsque je suis malade on s’occupe de moi => Je suis malade pour que l’on s’occupe de moi. 

 

 

- Mes parents aiment que 

je sois gentil => Je suis gentil pour que l’on m’aime

 

 

 
 

- Enfant Adapté Rebelle (EAR) 

 
La rébellion reste une forme d'adaptation aux exigences d'une autorité (parentale ou autre). L'opposition, la révolte 
dure  ou  douce,  exprime  sous  une  forme  ou  une  autre  nos  désaccords.  Devenu  adulte,  l'EAR  se  révoltera  contre 
l'autorité, simplement parce que c'est l'autorité. Il est évident qu'il est parfois prudent et utile de se soumettre ou de 
se  révolter  et  que  notre  Enfant  adapté  a  un  rôle  à  jouer. Mais  s'il  domine  une  personnalité  nous  aurons  des 
personnes sans aucune personnalité ou revers de la médaille des opposants perpétuels.  
 
 

- Parent (l

’appris) 

 
Il  se  développe  à  partir  de  l’enfance.  Cet  état  enregistre  les  attitudes,  les  façons  d’être,  les  préceptes,  les 
sentiments affichés par les figures d’autorité que sont notamment les parents. C’est un état appris et imité. Ce sont 
ces mêmes règles que l’on va appliquer à l’état adulte et souvent transmettre de génération en génération.  
 
Adulte le comportement parental est facilement identifiable. Il se manifeste dans les situations où la personne est 
investie  d’un pouvoir parental ou d’autorité, lorsqu’il se sent conseil, guide ou protecteur d’autrui. Il se traduit par 
des phrases toutes faites, des affirmations définitives, des généralités, des vérités premières, sans  démonstration 
et sans preuve : « Les femmes»,  «les hommes» , «les étrangers», «la famille»,  «il faut», «toujours», «jamais»,  
 
 
 
 
 
 

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C.Terrier 

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3/10 

 

-  Adulte  (le réfléchi) 

 

 

 
C’est l’état qui se construit le plus tardivement. L’enfant, au contact du monde et des parents, apprend à raisonner,  
à  structurer  sa  pensée

,  il  perçoit  les  causalités  des  choses  et  vérifie  les  effets  de  ses  actes.  L’adulte  observe, 

s’informe, réfléchit et prend des décisions avec méthode au vu des différents éléments dont il dispose. 
 
Il est le seul état suceptible 

d’évoluer, même tardivement, et de prendre le dessus avec le temps et de la volonté 

sur les deux autres états du moi. 
 
 
Le travail en AT consiste à  débrancher les états Parents et Enfants pour 

permettre à l’Adulte de s’exprimer. 

C’est alors que l’Adulte pourra laisser, quand il le souhaite les états Parents et Enfant s’exprimer. 
 
 
Cette grille peut vous permettre de repérer les di

fférents états du moi chez vous ou chez d’autres :  

Source : (

http://www.freewarriors.org/at1.htm

 

 

Mots 

 

Parent Critique 

 

  

Mauvais  

(Je, tu) dois  

Il faut   

Nécessaire  

Toujours  

Ridicule 

Parent Nourricier 

 

 

Bon  

Joli  

Je t'aime  

Gentil  

Magnifique 

Tendre  

Adulte  

 

Exact  

Comment  

Quoi  

Pourquoi  
Combien  

Pratique  

Enfant Nature

  

 

Extra  

Super  

Marrant  
Je veux  

Je ne veux pas  

Aïe  

Enfant Adapté

 

 

Je ne peux pas 

J'aimerais 

J'essaie 

J'espère 

S'il te plaît  

Merci 

Voix

 

 

Critique 

Condescendante 

Dégoûtée 

 

Affectueuse 

Rassurante 

Intéressée 

Égale 

 

Libre 

Bruyante 

Énergique 

 

Plaintive 

Triste 

Innocente 

Geste  

ou Expression

 

 

Montrer du Doigt 

Froncer les sourcils 

Furieux 

  

 

Bras ouverts 

Accueillante 

Souriante 

  

 

Pensive 

Agile 

Ouverte 

  

 

Sans inhibition 

Relâchée 

Spontanée 

  

 

Boudeur 

Triste 

Innocente 

  

Attitude

 

 

Critique 

Moralisante 

Autoritaire 

 

Compréhensive 

Soucieuse d'autrui 

Généreuse 

 

Tenue droite 

Objective 

 

Curieuse 

Aimant s'amuser 

Changeante 

 

Exigeante 

Docile 

Honteuse 

 
 

3212 - Les relations entre les différents états du moi 

 
Les  trois  états  se  développent  chronologiquement,  puis  coexistent  en  nous.  Ils  peuvent  avoir  des  relations 
harmonieuses. Mais il arrive qu’un état prenne la situation en main. Lorsqu’il s’agit de l’Adulte c’est en général la 
plus  satisfaisante. 

Mais  il  arrive  que  ce  soit  le  plus  apte  à  faire  face  à  la  situation  et  ce  peut  être  l’Enfant  ou  le 

Parent. 
 
Exemple :  

 

Une personne me fai

t un reproche => je n’ose pas me justifier ou alors je me justifie par des mensonges (état 

enfant) 

 

Je  fait  un  re

proche  à  quelqu’un  =>  je  ne  le  laisse  pas  se  justifier  et  ne  cherche  pas  à  savoir  les  causes  du 

problème (état parent) 

 
Parfois le 

Parent pollue l’Adulte : Dans notre famille on a toujours cuisiné au beurre et s’est bon pour la santé car  

etc.... (Il y a r

emise en cause d’une habitude familiale) 

Parfois l’Enfant pollue l’Adulte : en cas de difficulté la personne choisi la fuite et justifie les vertus de celle-ci.  
 
Exemple :  

Je  ne supporte pas la relation avec ma mère => Je pars vivre ailleurs 

 

 

La supers

tition est une contamination de l’Adulte par l’Enfant 

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C.Terrier 

28/11/2007 

4/10 

 

 

3213 - Transactions complémentaires, croisées et tangentes (à double fond) 

 
Source : http://www.freewarriors.org/at1.htm 
 
Ce sont des échanges verbaux ou non verbaux entre les gens (ou stimulus transactionnel). 
 
On distingue différents types de transactions. 

 

Les transactions complémentaires :  

 

Les transactions 

croisées : Je parle à un état et c’est un autre qui me répond. Elles sont sources de conflits 

 

Les transactions tangentes 

: Je parle d’une chose et on me répond sur une autre.  

 

  Transactions simples ou complémentaires 

Une transaction complémentaire met en action un état du moi pour chaque personne. La communication peut 
continuer entre deux personnes aussi longtemps que les transactions sont complémentaires. Chaque personne 
endosse l’état du moi qui est attendu chez l’autre. Les transactions sont parallèles et non conflictuelles.  

 
- Les transactions parallèles :  

Dans ce type de transaction, l'état du Moi sollicité répond directement à l'état du Moi solliciteur.  (L'Adulte sollicité 
répond à l'Adulte solliciteur ; le Parent sollicité répond au Parent solliciteur). 
 

L'Adulte de A s'adresse à l'Adulte de B qui lui 
répond. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pensez-vous avoir 
terminé ce rapport  dans 
les temps ?

 

Oui, vous l'aurez dans 
une heure.

 

   

L'Enfant de A s'adresse à l'Enfant de B qui lui 
répond. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et si on faisait une petite 
fiesta ce soir ?

 

Ah oui ok ce serait 
chouette !

 

 
- Les transactions obliques : 
  

les états sollicités sont de niveaux différents. 
 

L’Enfant de A s'adresse au Parent de B qui lui 
répond.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et si on déclenchait un conflit 
social ?

 

Vous n'y 
pensez pas 
sérieusement 
j'espère !

 

 

 

 

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C.Terrier 

28/11/2007 

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  Transactions croisées 

Dans une transaction croisée, la réponse est faite par un état du moi non sollicité. Les transactions croisées 
débouchent toujours sur des conflits et malentendus qui interrompent la communication. 

 

 

L’Enfant de A s'adresse au Parent de B qui 
répond à l'Adulte de A. 

 

Le Parent de A s'adresse au Parent de B   
qui répond à l'enfant de A.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et si on déclenchait 

un conflit social ?   

Quel élément vous  

permet de déclarer 

cela ? 

De mon temps les 

directions étaient plus   

compréhensives et tout 

allait mieux.... 

Et oui, mais c'est parce 

que des gens comme 

vous ont trop tiré sur la 

corde que... 

 

 

                                                                                        

L’Adulte de A s'adresse à l’Adulte de B mais 
c'est le Parent de B qui répond à l'Enfant de 
A.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Où est mon guide   des 
hôtels ?  

 

Si tu savais où tu ranges tes 
affaires...

 

 

 

Les Transactions cachées  

En apparence les messages sont émis d'un état du Moi à un autre état mais au niveau psychologique et secret 
deux autres états sont mis en jeu. Elles peuvent aussi mettre en jeu plusieurs états du Moi chez un ou plusieurs 
interlocuteurs.  Les transactions cachées sont la base de jeu et sont trompeuses. Elles ont un niveau social 
(apparent) et un niveau psychologique (caché). 

 

En apparence 

Au niveau psychologique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors si je comprends bien vous 
ne voulez pas nous augmenter 
?  

Non je ne peux pas et je vous ai 
déjà expliqué pourquoi ! 

Sachez que je  ne l'oublierai pas ! 

Non mais !  

 

 

En apparence 

Au niveau psychologique 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne peux pas  achever ce 
rapport  urgent pour ce soir. 

Eh bien, tu le finiras   demain 
matin.  

Plainte 

Enfant Adapté Soumis 

 

Protection 

Parent Nourricier 

 

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C.Terrier 

28/11/2007 

6/10 

 

 

 

Les transactions angulaires 

C'est un message que l'on envoie en apparence vers un état du Moi alors que l'on a décidé sciemment 
d'accrocher un autre état de l'interlocuteur.  

En apparence 

Au niveau psychologique 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est notre dernière 
proposition si vous  attendez 
trop… 

Ok je suis  d'accord...  

Attention !  

Pas de problème... 

 

                                                    

Les  analystes  transactionnels  encouragent  à  être  honnête  l'un  envers  l'autre  et  avec  soi-même  à  propos  de  ses 
propres  désirs  et  émotions  plutôt  que  de  se  les  cacher  et  de  biaiser.  Les  personnes  peuvent  ainsi  prendre 
conscience de ce qu'elles veulent, le demander et, si possible, l'obtenir. 
Au cours d’un échange, d’un entretien ou d’un travail en groupe le plus simple pour ne pas se laisser influencer par 
son état du Moi Parent ou Enfant est de mettre l' Adulte aux commandes. Il en va de même pour son interlocuteur. 
Ce qui implique la capacité à reconnaître chez l'autre le moment où justement l'adulte n'est plus aux commandes et 
à le lui fair

e remarquer, si il est capable de l’entendre. Ceci se nomme un recadrage.  

 
 

3214 - Les signes de reconnaissance (strokes) 
 

Un  stroke  est  la  reconnaissance 

physique  (geste,  caresse)  ou  orale  (mot  d’amour,  de  soutien  ou  de 

reconnaissance)  qu'une  personne  donne  à une autre. Ils sont essentiels à la vie. Un petit enfant privé de strokes 
physiques peut mourir.  
 
Les  strokes  verbaux  peuvent  être  positifs  (félicitations  ou  l'expression  d'appréciation)  ou  négatifs,  (jugement 
négatifs ou méconnaissances). L'échange de strokes est important car il est une reconnaissance et aide dans la vie 
de tous les jours. 
 
 

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C.Terrier 

28/11/2007 

7/10 

 

 

322 - LES SCENARIOS DE VIE 

 

3221 - Les positions de vie (Existentielles) 

 

A l’origine des scénarios de vie existent des positions de vie. Elles correspondent à la façon dont on se voit et à la 
façon  dont  on  voit  les  autres.  Ces  positions  existentielles  sont  largement  le  fruit  de  notre  enfance,  de  nos 
expériences et de l’image que les autres nous ont renvoyée de nous même. (Un enfant à qui l’on a toujours dit qu’il 
était  nul  et 

bon  à  rien  se  verra  négatif,  inversement  un  enfant à qui l’on a toujours dit qu’il était merveilleux peut 

penser l’être…) 

 

 

Chaque état du moi correspond à une position de vie. Il y a ainsi quatre positions existentielles principales :  
 
 
JE +  TU +
 

=>  

Personne  bien dans sa peau et bien avec les autres. 

 

Cette position (+ +) est la plus satisfaisante pour soi-même et les autres, elle 
signifie que l'on s'accepte, que l'on est bien dans sa peau, en harmonie avec soi-
même et le monde, car on accepte aussi les autres tels qu'ils sont, sans avoir de 
projets sur eux. Dans cette configuration toutes les formes de transaction sont 
possibles,  
  Parent / Parent 

pour des échanges de valeurs, de conseils, de jugements…  

  Adulte / Adulte 

pour les échanges d'information, de réflexion…  

  Enfant / Enfant pour des échanges de plaisirs, de déplaisirs, de création, de 

rêves… 

 

Notre communication est directe, sans arrière-pensées. Nous sommes sur un pied d'égalité avec notre 
interlocuteur. 
 
 
JE +  TU  -  =>  

Persécute les autres ou veut les sauver 

 

 

 

Solution : Réapprendre à valoriser les autres. 

 

Dans cette configuration (+  -) je me sens supérieur à l'autre. J'aurais donc 
tendance à le critiquer ou à le protéger.  
C'est la position de celui qui laisse constamment parler son Parent Critique 
négatif, qui ne veut croire qu'en ses propres valeurs, ne faire confiance qu'en lui-
même en même temps qu'il méprise ou néglige les autres.  
Dans la version protectrice cela peut conduire au paternalisme, dans la version  
critique au harcèlement et à des comportements pervers.  
 
 
JE  - TU + 

=>  

Personne qui se sent mal dans sa peau, s’infériorise et  

 

 

 

rumine sur son sort. 

 

 

      

Solution : Comprendre que la tare est imaginaire 

 

Dans ce cas, (-  +), j'ai tendance à me dévaloriser, à regarder les autres avec 
admiration. Mon comportement sera soit de soumission soit de contestation. 
C'est la position de l'Enfant perpétuel. Le plus souvent Enfant adapté Soumis.  
Il doute de lui, ne se sent pas à la hauteur et donne à chacun le privilège 
exorbitant d'être son juge. 
 
 
JE  -  TU - 

=>  

Position désespérée qui conduit à l’isolement, à la dépression  

 

 

      

voir au suicide 

 

 

      

Solution : se valoriser et valoriser les autres. 

 

Cette position (- -) est la plus désespérée. Elle conduit à ne faire confiance ni à soi 
ni aux autres, à refuser tout espoir. Dans sa forme extrême elle peut se traduire 
par le repliement voire la dépression car le monde n'est fait que de perdants, il n'y 
a aucun espoir à avoir. 

 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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C.Terrier 

28/11/2007 

8/10 

 

3222 - Positions de vie et travail en collaboration 

 

- Règles générales 

 
(+ -) : L'intention d'un

 

(+ -) est de faire passer l'autre en (- +). Si ce dernier se laisse faire le (+ -) considère que c'est 

une reddition et un triomphe. Il se montre alors très aimable puisqu'il a selon lui remporté une "victoire". Mais 
si l'autre se place aussi en (+ -) c'est l'escalade. L'enjeu devient la recherche du coup triomphal qui écrase 
l'autre. C'est un jeu de pouvoir néfaste. 

 
(- +) : L'intention d'un (- +) est de se convaincre de son impuissance et, pour ce faire, il recherche inconsciemment 

un (+ -) qui le rabaissera. Dans leurs relations les personnes en positions (- +) et (+ -) se retrouvent et se 
complètent. Elles ont des difficultés à se séparer car se serait renoncer à leur scénario d'origine.  
Scénario 

d’Échec pour l'un de domination pour l'autre. 

 

3 situations sont fréquentes dans les relations professionnelles ou sociales :  

 

Les 2 personnes sont en (+ +) : la relation est saine. 

 

Les 2 négociateurs sont en (+ -) : il naît un jeu de pouvoir et des conflits. 

 

Un négociateur est en (+ -), l'autre en (- +) : la relation est du type dominant / dominé.   

 
 

- Rencontres entre positions de vie et travail en collaboration 

 

Les tableaux ci dessous indiquent les caractéristiques des rencontres entre positions de vie.  
Dans chaque cas nous indiquons si la situation est stable ou instable. 
 
Source : http://www.freewarriors.org/at1.htm 
 

Le (+ +) 

face à un >> 

(+ +)  

 

Négocie ardemment et 

constamment. 

 

 

Stable 

(+ -)  

 

S'affirme, se protège, 

demande clairement ce qu'il 

veut, donne des informations, 

négocie"la façon de 

négocier", résiste aux 

provocations. 

 

 Instable 

(- +) 

 

Soutient, rassure, fait 

émerger les capacités, 

invite à négocier.

 

 

Instable 

(- -)  

 

Garde confiance, 

invite le - - à participer, 

montre une fermeté 

structurante, refuse le 

défaitisme.  

 

Instable 

Le (+ -)  

face à un >> 

(+ +) 

 

Cherche à le dominer ou 

le provoque pour entrer 

en conflit. 

 

Instable 

(+ -)   

 

Veut que l'autre soit écrasé, 

entre en compétition négative, 

en conflit d'opinions, en jeux 

de pouvoir ou de conflit. 

 

Instable 

(- +) 

 

Domine, ridiculise, 

dévalorise, écrase, exige, 

méprise, attaque, donne 

tort. 

 

 

Stable 

(- -) 

 

Écrase ou ignore, 

persécute, harcèle, 

ridiculise, dévalorise, 

méprise.  

 

Instable 

Le (- +)  

face à un >>  

(+ +) 

 

Admire, reste sur la 

réserve, accepte sans 

discuter, peu tenter de 

manipuler. 

 

 

Instable 

(+ -)  

  

Se soumet, accepte, se met 

sur la défensive, donne 

raison.  

 

Stable 

(- +)  

 

Entre en conflit, dialogue 

de sourds, négocie au 
minimum, est tenté de 

passer en - -  

ou en + -.  

 

Instable 

(- -)  

 

Laisse faire ou passe en + 

- en voulant aider plus 

faible que lui. 

 

 

Instable 

Le (- -)  

face à un >>  

(+ +) 

 

Se met en retrait, ne dit 

ni oui, ni non ou 

rétorque : "oui mais".

 

 

 Instable 

(+ -)  

  

Se laisse écraser ou contre le 

+ - par l'obstruction ou le 

mutisme.  

 

Instable 

(- +) 

 

Entraîne vers le - - par 

l'ironie ou le défaitisme. 

 

 

Instable 

(- -)  

 

S'enfonce dans le 

mutisme, le silence, la 

gêne. 

 

 Stable 

 
 
 

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C.Terrier 

28/11/2007 

9/10 

 

Lors d’un travail collaboratif, il faut autant que possible adopter une position (+ +).  
En transaction les questions à se poser sont : Dans quelle position de vie suis-je ? Et si je me situais en (+ +) que 
ferais-je ?  
Il  faut  savoir  que  la  négociation  avec  les  (+  -)  est  épuisante. Ils  sont  hantés  par  l'idée  de  se  retrouver  en  (-  +)  et 
mettent  une  énergie  farouche  à  éviter  ce  risque. Il  s'agit  pour  le  (+  +)  qui  y  fait  face  d'être  plus  fort  que  cette 
énergie.  
 
Les erreurs à éviter avec les personnes en (+ -) sont les suivantes :  

 

S'excuser ou entrer en rébellion. 

 

Se justifier et passer en position complémentaire -  +, (sauf décision stratégique si le danger est important). 

 

Entamer  une  compétition  en  +  -  en  faisant  de  la  surenchère,  en  critiquant  à  son  tour,  en  agressant  ou  en 
adoptant une position de fausse bienveillance.  

 
 
 

3223 - Injonctions et permissions 

 
En  grandissant  on  reçoit  de  la  part  des  adultes et notamment des parents qui nous éduquent des  injonctions et 
permissions  de  vie  qui  peuvent  exprimer :  les  valeurs  familiales  ou  sociales ; 

l’estime  ou  les  attentes  que  les 

autres ont de nous. 
 
Ces injonctions peuvent être :  

 

verbales : « sois fort » ; « sois le meilleur » ; « ne pleure pas » ou « tu ne vas pas pleurer pour ça » ; « sois un 
homme » ; « sois gentil » ou « 

tu n’es pas gentil ». 

  

«Sois le meilleur !»   =>  Personnes  qui  cherchent  toujours  à  dépasser  les  autres,  à  faire  mieux,  Elles  sont 

souvent critiques vis à vis des autres qui n’en font jamais assez à leurs yeux 

 

 «Sois parfait !»  

=> Personnes pour lesquelles rien n’est assez bien, perfectionnistes elles sont toujours   
insatisfaites de ce qu’elles ont fait et de ce que les autres font 

 

 «Sois fort !»    

=>  Personnes  qui  n’extériorisent  jamais  leurs  sentiments,  face  à  l’adversité  elles 
sourient. Elles ne savent pas se laisser aller. Elles détestent la faiblesse. 

 

 «Presse toi !»   

=>    Véritable  maelström  (tourbillon)  ces  personnes  sont  toujours  actives,  impatientes, 
elles courent toujours. 

 
 «Acharne toi !»  

=> Personnes qui n’ont jamais terminé, tout ce qu’elles font est laborieux, toujours  

  

insatisfaites, toujours sur la défensive, elles ont peur de ne pas comprendre. 

 
 « Fais plaisir !»  

=>  Personnes  branchées  sur  leurs  partenaires  qui  ont  toujours  peur  de  mal  faire, 
dévouées   

elles n’osent pas se plaindre de peur de gêner, elles cherchent à plaire et à 

faire ce que les autres 

attendent d’elles.  

 

 

non verbales : l

’enfant auquel on refuse tout ce qu’il demande reçoit implicitement le message «n’existe pas» ; 

l’adolescent auquel les parents ne laissent aucune autonomie, liberté ou responsabilité reçoit le message « ne 
grandit pas » ou « 

tu n’es pas digne de confiance » 

 
Les  injonctions  et  permissions  forment 

l’esprit  qui  sera  implicitement  autorisé  ou  non  à  réussir  à  prendre  des 

initiatives, des risques… Ces injonctions deviennent souvent des directives de scénario (voir ci-dessous) données 
par les parents : 
 
Les  scénarios  sont  renforcés  par  les  florilèges  familiaux.  Ce  sont  des  maximes,  paroles,  commentaires  qui 
ponctuent la vie familiale : « Chez nous on a jamais eu de chance », « Chez les XXXXXX etc.», « Chez nous on ne 
demande rien à personne », « Pour vivre heureux vivons cachés » etc. 
 
 

3224 - Les scénarios de vie 

 
Le  concept  de  scénario  est  très  important  en  analyse  transactionnelle.  Selon  Berne,  la  vie  de  la  personne  est 
agencée  selon  un  scénario  programmé  et  inconscient.  La  façon  dont  on  se  perçoit  (position  de  vie)  combinée  à 
l’éducation  que  l’on  a  reçue  (injonctions  permission)  donnent  naissance  à  des  choix,  des  comportements,  des 
valeurs, des attentes, des craintes ou des désirs qui nous conduisent à reproduire les mêmes schémas à vivre les 

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C.Terrier 

28/11/2007 

10/10 

 

mêmes histoires avec les mêmes personnes... 

Il s’agit de plans de vie préconscients qui se déroulent sur des mois, 

des années, voire sur une vie entière. 
 
L'analyse transactionnelle décrypte ces processus et tente d'aider la personne à sortir de ces boucles. (La théorie 
des scénarios rappelle le principe de répétition des Freudiens).  
 
Exemple :  Une  femme  divorce  parce  que  son  mari  est  violent.  Quelques  années  plus  tard,  elle  épouse  un  autre 
homme qui sera, pour son plus grand d

ésespoir, violent également. On dira qu’elle n’a pas eu de chance… Est-ce 

bien sûr que la chance ait quelque chose à voir là dedans ?  
A son tour sa fille est victime des mêmes faits. Après un travail long sur elle-

même elle découvre qu’elle est attirée 

pa

r les personnes en difficultés car elle s’est donnée comme mission inconsciente de les sauver, ce qui l’a conduit à 

rencontrer toujours les mêmes types de personnes et à revivre les mêmes situations. Elle a transmis ces valeurs et 
son scénario à sa fille. 
 
 
Les scénarios, pour être suivis, 

ont besoin d’exemples à suivre de modèles : Ce peut être la mère, le père, l’oncle 

ou le cousin qui a tout réussi, ou des héros de contes de fées (Cf. Bettelheim) 
 
La  connaissance  des  scénarios  présente  un  intérêt  limité  dans  la  communication  interpersonnelle  s

auf  lorsqu’il 

s’agit de communiquer avec une personne avec qui vous passez beaucoup de temps : collègue de travail, famille, 
soi-même... 
 

323  - LES JEUX 

 
Les  jeux  ou  stratagèmes  sont  les  jeux  psychologiques  que  nous  jouons  avec  notre  entourage  de  manière 
consciente  ou  inconsciente.  Dans  tout  jeu,  il 

y  a  manipulation  d’une  personne  par  une  autre.    (En  général  une 

personne laisse penser qu’il agit pour une raison et en réalité ses mobiles sont autres). 
 
Exemple:  
Julie 

s’adresse à son petit frère en lui montrant une part de gâteau :  

- «Tu la veux» lui demande t-elle  
- «Oui», répond le petit garçon crédule.  

«Et bien tu ne l’auras pas ».  

Ce faisant, elle mange le gâteau. 

Ne vous y trompez pas, le bénéfice c’est la tête déçue du petit frère ! 

 
 
Le  jeu  est  un  ensemble  de  transactions  doubles  (jeu  social)  dans  lequel  il  y  a  un  piège  tendu  dans  lequel  la 
«victime» s’engouffre plus ou moins malgré elle. 
 
Exemples de jeux courants : 
 

 

Sauveteur  :  "Je  peux  t'aider",  "Allez  laisse  moi  faire  à  ta  place  ",  "Je  veux  seulement  t'aider"...  La  personne 
laisse penser qu’elle agit par esprit désintéressé pour aider l’autre alors qu’elle agit d’abord pour flatter son ego 
et se donner 

bonne conscience. Si la victime vient à refuser l’aide le sauveteur se met en colère ou est vexé. 

 

 

Victime  :  "Ça  n'arrive  qu'à  moi",  "Mais  qu'est  ce  que  j'ai  fait  pour  mériter  ça",  "J'ai  jamais  de  chance", 
"pardonne-moi", "j'essaie mais je n'y arrive pas " ...  La personne se fait passer pour une victime pour obtenir 
autre chose. 

 

 

Persécuteur : " Tu veux ma mort", "Tu veux vraiment que je parte", "Toi, toi il n'y en a que pour toi", "Tu n'es 
pas assez bien pour " ...  Le persécuteur 

fait croire à sa victime qu’elle est la cause de ses malheurs alors que 

le p

ersécuteur agit d’abord pour son plaisir personnel. 

 
Exemple :  

 

Supérieur : «Je ne veux être dérangé sous aucun prétexte»  (la personne se met dans une situation impossible) 
Secrétaire : Monsieur un appel urgent   

 

 

 

Supérieur : Il se met en colère et rappelle la consigne 

=>  «Regarde ce que tu m’as fait faire !» 

 
 
Concrètement, repérez les jeux dans lesquels on vous fait entrer. 

Ceci vous évitera d’être victime de manipulation. 

Ou demandez-

vous pour quelles raisons vous avez accepté d’être victime alors que vous aviez flairé le piège?